Rachis | Pathologies osseuses

  • Dyplasie spondyloépiphysaire tardive
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      Dysplasie spondylo-épiphysaire tardive connue chez un Homme de 45 ans consultant pour coxalgies bilatérales.  


       

      Radiographies et TDM cervico-thoraco-lombaire (reconstructions sagittales) : Platyspondylie  (étoile rouge) avec aspect irrégulier du 1/3 antérieur du corps vertébral (flèche verte), bombement des 2/3 postérieurs (flèche orange), et espaces inter-somatiques étroits (flèches jaunes).

       

       

       

      Radiographie du bassin de face : Atteinte des épiphyses fémorales proximales associant col court avec coxa vara (étoiles vertes), et importante coxarthrose précoce bilatérale (flèches bleues).

       

      Transmise de manière autosomique récessive liée à l’X, la découverte est plus ou moins précoce (enfance ou adulte jeune) sur des rachialgies ou coxarthrose précoce.

       

      Agarwal PP et al., Spondylo-metaphyseal-epiphyseal dysplasia, pediatric radiology, 2003.

      Anne Cotten, Imagerie Musculosquelettique, Pathologies Générales.

       

  • Ostéome ostéoïde du rachis lombaire
    • Patient de 24 ans présentant des douleurs nocturnes calmées par les salicylés (aspirine).

      Radiographies: Epaississement de la corticale du pédicule droit de L2.

      IRM: Hypersignal T2 du pédicule droit de L2 (flèches rouges) associé à un réhaussement périphérique après injection de gadolinium excluant le nidus (flèches bleues). Coupes axiales.

      IRM: Hypersignal T2 du pédicule droit de L2 (flèches rouges) associé à un réhaussement périphérique après injection de gadolinium excluant le nidus (flèches bleues). Coupes sagittales.

      TDM: visualisation d'une image lacunaire calcifiée en son centre de taille centimétrique et associée à une sclérose périphérique réactionnelle.

      Traitement par éxérèse chirurgicale.

       

  • Angiome vertébral agressif: TDM
    • Patiente de 70 ans présentant des lombagies minimes essentiellement mécaniques. Présence d'un syndrome de masse corporéal de T11 associant raréfaction et épaississement trabéculaires. Il existe une atteinte associée des arcs postérieurs ainsi qu'une extension épidurale. Stabilisation par vertébroplastie.

       

       

       

  • Myélome multiple avec atteinte osseuse
    • Figure a: Sagittal T1 et sagittal STIR du Rachis cervical : Infiltration micronodulaire avec aspect «mité» de la trame de l’os spongieux  «aspect poivre et sel» (étoiles rouges).


      Figure b: Sagittal T1; Figure c : sagittal STIR; Figure d: TDM Rachis entier. Infiltration médullaire micronodulaire « aspect poivre et sel » de l’ensemble du Rachis (étoiles jaunes) avec lésions focales macronodulaires de remplacement médullaire en Hyposignal T1 (par rapport au disque intervertébral) et en hypersignal STIR (flèches oranges) sans oedème ni liseré graisseux périphérique. En TDM: Multiples lésions ostéolytiques rachidiennes "à l'emporte pièce" sans sclérose périphérique, en faveur d’un Myélome multiple avec atteinte osseuse du squelette axial (flèches rouges).

      Current concepts in the evaluation of multiple myeloma with MR imaging and FDG PET/CT. Hanrahan CJ et al. Radiographics. (2010)

  • Syndrome de Bertolotti
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      Homme de 30 ans, lombosciatalgie L5 gauche.

       

       Fig1: IRM du rachis lombaire, coupes sagittales T1(a) T2(b) et STIR (c).
      Discopathie avec minime protrusion discale en L3/L4 (flèche blanche) et L4/L5 (flèche bleue) n'expliquant pas la sciatalgie L5 gauche.

       


      Fig2: IRM du rachis lombaire, coupes coronales STIR.
      Hémisacralisation gauche de L5 avec néoarticulation entre le processus transverse gauche de L5 et le sacrum (type IIa selon Castellvi). Présence de remaniements inflammatoires en hypersignal STIR sur les deux berges de la néoarticulation à la fois au niveau du sacrum et du processus transverse gauche de L5 (flèches rouges).

       

       

      Fig3: IRM du rachis lombaire, coupes axiales T2 en L5/S1.
      Hypertrophie du processus transverse gauche de L5 (flèches bleues).
      Cette transversomégalie et la pseudarthrose L5/S1 gauche sont responsables d'une compression de la racine L5 gauche (flèche blanche) dans son trajet foraminal.
      Noter les remaniements inflammatoires du processus transverse gauche de L5 en hypersignal T2 (flèches bleues).

       

       

      Conclusion:

      Il s'agit d'un syndrome de Bertolotti associant lombalgies et anomalie transitionnelle de la charnière lombosacrée.
      Remaniements inflammatoires de la néoarticulation L5/S1 gauche et discopathies aux deux étages sus-jacents expliquant les lombalgies.
      Hypertrophie du processus transverse gauche de L5 responsable d'une compression de la racine L5 gauche expliquant la sciatalgie.

       

       

       

       

       

       

  • Rachis radique
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      Homme de 73 ans adressé pour bilan de lombalgies.

      Les premières séquences réalisées montrent une anomalie de signal diffuse des corps vertébraux du rachis thoracique en limite de champ, apparaissant en hypersignal T1 et T2 (étoile noire) avec une limite nette sous le plateau supérieur de T12 (flèches rouges) .

      Les coupes réalisées sur le rachis cervico-thoracique montrent les mêmes anomalies de signal sur l'ensemble du rachis thoracique avec une limite nette sur le corps vertébral de C7.La séquence réalisée par la suite avec annulation du signal de la graisse (STIR) montre une chute du signal des corps vertébraux (étoiles blanches).

      Après intérrogatoire, il s'avère que le patient était suivi pour une néoplaise pulmonaire traitée par radiothérapie.

      Conclusion: remplacement graisseux de la moelle osseuse du rachis thoracique post-radiothérapie. Pas de signe de complication notamment pas d'argument en faveur d'une ostéoradionécrose (absence de liseré de démarcation hypoT1 et T2, absence d'oedème médullaire).

      Os radique:

      Les remaniements osseux sont fréquents et bien visualisés en IRM. Dès les premiers jours de la radiothérapie, surviennent des phénomènes œdémateux et hémorragiques qui se traduisent par un hypersignal précoce de la moelle osseuse en STIR.

      Entre la 2e et la 6e semaine se produit une transformation graisseuse de la moelle osseuse, avec diminution progressive du signal en STIR et augmentation en T1. Cette transformation est complète chez 90 % des patients 6-8 semaines après le début de la radiothérapie.

      Des reconversions hématopoïétiques de la moelle graisseuse irradiée surviennent à plus long terme (2–23 ans) et seulement si la dose totale ne dépassait pas 50 Gy .Ces reconversions sont généralement partielles au départ, puis complètes après un délai d'au moins 10 ans.

      Références:

                  Cotten, A. Lésions osseuses radio-induite in Imagerie musculosquelettique: Pathologies générales (Elsevier-Masson) p435

                  Ramsey, R. G. & Zacharias, C. E. MR imaging of the spine after radiation therapy: easily recognizable effects. AJR Am. J. Roentgenol. 144, 1131–1135 (1985).